Se concentrer, mémoriser, apprendre… Des capacités que nous sollicitons chaque jour, que ce soit à l’école, pendant les études, au travail ou simplement pour acquérir de nouvelles connaissances. Pourtant, il arrive que notre attention nous échappe : difficulté à rester concentré, pensées qui s’éparpillent, impression de lire sans retenir, procrastination ou encore sensation d’être « saturé ». Ces difficultés ne sont pas nécessairement liées à un manque de volonté ou de capacités. La concentration dépend de nombreux facteurs, notamment de notre état physique, de notre sommeil, de notre niveau de stress, de notre environnement et de notre état émotionnel. La naturopathie et l’hypnose peuvent intervenir sur des leviers différents et complémentaires pour favoriser de meilleures conditions d’apprentissage.
Les besoins de notre cerveau pour se concentrer et apprendre
L’attention
Pour apprendre, notre cerveau doit d’abord pouvoir porter son attention sur l’information. L’attention permet de sélectionner ce qui est important parmi les nombreuses stimulations qui nous entourent. Elle constitue en quelque sorte la porte d’entrée de la mémorisation : lorsque notre attention est constamment interrompue ou dispersée, il devient plus difficile d’enregistrer et de retrouver les informations.
Le sommeil
Le sommeil joue également un rôle essentiel. Pendant la nuit, le cerveau ne se met pas « en pause » : certaines étapes du sommeil participent notamment à la consolidation des apprentissages et de la mémoire. Dormir suffisamment et avoir un sommeil de qualité est donc une condition importante pour apprendre efficacement.
Gérer le stress
Le stress peut, lui aussi, perturber la concentration. Lorsque nous sommes préoccupés, anxieux ou soumis à une forte pression, une partie de nos ressources attentionnelles est mobilisée par les pensées, les inquiétudes ou l’anticipation. Chez un étudiant qui prépare un examen, par exemple, penser constamment à l’échec possible laisse moins de disponibilité mentale pour apprendre.
Et aussi…
À cela s’ajoutent la fatigue, une alimentation déséquilibrée, une hydratation insuffisante, le manque d’activité physique ou encore les sollicitations permanentes des écrans et des notifications.
Avant donc de chercher à « booster » son cerveau, il est souvent utile de commencer par lui offrir des conditions favorables pour fonctionner.
Créer un terrain favorable à la concentration avec la naturopathie
La naturopathie peut accompagner la concentration et les apprentissages en s’intéressant à l’hygiène de vie dans son ensemble. L’objectif est moins de transformer le cerveau en machine à apprendre, que de veiller à ce que l’organisme dispose des ressources nécessaires à son bon fonctionnement.
L’alimentation
L’alimentation constitue un premier levier. Le cerveau a besoin d’énergie et de nombreux nutriments pour fonctionner. Une alimentation variée, apportant suffisamment de protéines, de bonnes graisses, de vitamines, de minéraux et de composés antioxydants, contribue à couvrir ces besoins. Les poissons gras, les œufs, les légumineuses, les fruits à coque, les légumes, les fruits et les huiles de qualité peuvent notamment trouver leur place dans une alimentation favorable à la santé cérébrale.
Une glycémie régulée
La stabilité de l’énergie au cours de la journée est primordiale. Des repas très riches en sucres rapidement assimilables peuvent entraîner des variations importantes de la glycémie chez certaines personnes, avec parfois une sensation de « coup de barre » quelques heures plus tard. Associer protéines, fibres, bonnes graisses et glucides de qualité permet généralement de favoriser une énergie plus stable.
S’hydrater
L’hydratation est un autre élément simple, mais souvent négligé. Le cerveau est particulièrement sensible aux variations de l’état d’hydratation. Boire régulièrement, sans attendre d’avoir très soif, fait donc partie des habitudes à ne pas négliger.
Bien dormir
Mais l’alimentation ne fait pas tout. Le sommeil est probablement l’un des premiers leviers à considérer lorsqu’une personne se plaint de fatigue ou de difficultés de concentration. Des horaires réguliers, une exposition à la lumière naturelle le matin, une activité physique régulière et une limitation des écrans en soirée peuvent contribuer à préserver un sommeil de qualité.
Bouger
De plus, l’activité physique mérite une place importante. Bouger régulièrement ne sert pas uniquement à entretenir les muscles et le système cardiovasculaire : l’exercice physique participe aussi à la régulation du stress et au maintien des fonctions cognitives.
Les compléments alimentaires
Enfin, selon les situations, la naturopathie peut conduire à s’interroger sur certains apports nutritionnels ou sur l’intérêt éventuel de plantes, compléments, vitamines ou minéraux. Avant de se supplémenter, il est souhaitable de rechercher avec votre naturopathe d’éventuels déséquilibres ou habitudes de vie susceptibles d’expliquer une fatigue ou une baisse de vigilance.
Lever les freins à la concentration et aux apprentissages avec l'hypnose
La concentration est une affaire de physiologie et aussi de mental. En effet, notre état mental influence notre capacité à porter notre attention sur une tâche.
L’hypnose peut être particulièrement utile lorsque le stress, les pensées parasites, certaines habitudes ou un manque de confiance viennent perturber les apprentissages.
En séance, le travail peut par exemple porter sur la focalisation de l’attention. L’objectif est d’apprendre progressivement à diriger son attention vers ce que l’on souhaite faire et à revenir à la tâche lorsque l’esprit s’en éloigne.
L’hypnose peut également accompagner la gestion du stress et de l’anxiété liés aux études ou aux examens. Certaines personnes connaissent leurs cours mais perdent leurs moyens lorsqu’elles se retrouvent devant une copie. D’autres passent beaucoup de temps à penser à ce qu’elles devraient faire sans parvenir à commencer. Dans ces situations, travailler sur l’état émotionnel peut aider à retrouver davantage de disponibilité mentale.
La procrastination mérite aussi d’être abordée. Derrière le fait de remettre une tâche à plus tard peuvent se cacher différentes choses : peur de ne pas réussir, perfectionnisme, découragement, difficulté à se mettre en action ou association entre travail et contrainte. L’hypnose permet d’explorer ces mécanismes et de travailler sur les habitudes qui entretiennent ce fonctionnement.
Par ailleurs, certaines croyances deviennent parfois de véritables freins : « Je n’ai pas de mémoire », « Je suis nul en maths », « Je n’arriverai jamais à me concentrer ». L’objectif n’est évidemment pas de remplacer ces pensées par des affirmations irréalistes. Il s’agit plutôt de permettre à la personne de développer une perception plus juste et plus constructive de ses capacités.
Enfin, l’hypnose est particulièrement recommandée comme outil de préparation mentale avant un examen, un concours, une prise de parole ou toute situation nécessitant de mobiliser ses ressources sous pression.
Naturopathie et hypnose : deux approches complémentaires
Naturopathie et hypnose travaillent sur des leviers différents, ce qui fait justement leur complémentarité.
La naturopathie va principalement s’intéresser au terrain et aux conditions physiologiques : sommeil, alimentation, activité physique, récupération, équilibre de l’hygiène de vie.
L’hypnose va davantage permettre de travailler sur l’état mental, les émotions, les habitudes et les représentations : stress, attention, motivation, procrastination, confiance en soi ou préparation à une situation particulière.
Imaginez une personne qui prépare un examen et qui dort cinq heures par nuit, mange de façon irrégulière, passe plusieurs heures sur son téléphone et se sent constamment sous pression. Lui apprendre uniquement des techniques de mémorisation risque de ne pas suffire. Améliorer son hygiène de vie peut lui permettre de retrouver davantage d’énergie et de disponibilité. Un travail en hypnose peut parallèlement l’aider à diminuer la pression qu’elle se met, à mieux gérer son attention et à aborder les révisions avec davantage de sérénité.
L’objectif est de lever certains obstacles qui empêchent notre cerveau d’exprimer pleinement ses capacités.
Ces approches peuvent concerner les enfants et les adolescents, mais aussi les étudiants et les adultes. Les besoins seront évidemment différents: chez un enfant, l’accompagnement pourra notamment s’intéresser au rapport aux apprentissages et à la confiance ; chez un étudiant, à la préparation des examens et à la gestion du stress ; chez un adulte, à la concentration dans un environnement professionnel souvent très sollicité.
Quelques clés pour mieux apprendre au quotidien
Avant même de démarrer un accompagnement, quelques habitudes simples peuvent faire une réelle différence.
Protégez votre sommeil. Se coucher et se lever à des horaires relativement réguliers et accorder suffisamment de temps au sommeil constitue une base essentielle.
Éloignez les distractions. Téléphone posé hors de portée, notifications désactivées et environnement calme permettent de limiter les interruptions qui sollicitent inutilement l’attention.
Travaillez sur une seule tâche à la fois. Le multitâche donne souvent l’impression d’être plus efficace alors qu’il oblige le cerveau à passer constamment d’une activité à l’autre.
Fixez-vous un objectif précis. « Je révise les mathématiques » est beaucoup moins concret que « Je fais trois exercices sur les équations ». Un objectif clairement défini facilite la mise en action.
Faites des pauses. La concentration n’est pas illimitée. Alterner périodes de travail et pauses permet de préserver son attention dans la durée.
Bougez régulièrement. Une promenade, quelques exercices physiques ou simplement le fait de se lever régulièrement permettent de sortir d’une longue période d’immobilité et peuvent aider à retrouver de la vigilance.
Prenez soin de votre alimentation et de votre hydratation. Un cerveau correctement nourri et hydraté dispose de meilleures conditions pour fonctionner.
Enfin, quelques minutes de respiration, de relaxation ou d’auto-hypnose peuvent être utilisées avant une période de travail ou un examen pour favoriser un état plus calme et plus centré.
Conclusion
La concentration et les capacités d’apprentissage ne dépendent pas d’un seul facteur. Elles sont influencées par notre sommeil, notre alimentation, notre niveau de fatigue, notre activité physique, notre environnement, mais aussi par notre état émotionnel et notre façon d’aborder les apprentissages.
La naturopathie peut aider à créer les conditions physiologiques favorables au bon fonctionnement du cerveau, tandis que l’hypnose peut accompagner le travail sur l’attention, le stress, les habitudes et la confiance en ses capacités.
Et parfois, améliorer sa concentration ne consiste pas à en faire davantage, mais simplement à retirer ce qui nous empêche de mobiliser pleinement nos ressources.
Pour un accompagnement personnalisé et améliorer votre concentration, prenez rendez-vous ici.
À propos de l’auteur
Marie-Hélène Mansard est praticienne en hypnose et naturopathe, spécialisée dans la gestion naturelle du stress et la prévention des déséquilibres. Son approche privilégie des solutions simples, naturelles et adaptées au terrain individuel. Elle accompagne ses clients de tous les âges vers une autonomie progressive et durable, pour grandir et vieillir en santé.
FAQ
L’hypnose peut-elle améliorer la mémoire ?
L’hypnose peut aider à créer un état mental favorable à la mémorisation, en travaillant notamment sur la concentration, l’attention, la détente et la confiance en soi. Elle peut également accompagner l’utilisation de techniques de mémorisation.
L’hypnose ne transforme pas la mémoire et ne permet pas de retenir instantanément une quantité illimitée d’informations.
La naturopathie et l’hypnose peuvent-elles aider un enfant hyperactif à se concentrer ?
Elles peuvent constituer des approches complémentaires, notamment pour aider l’enfant à mieux gérer son stress, ses émotions et son attention. La naturopathie peut également permettre de revoir certaines habitudes de vie susceptibles d’influencer la vigilance et la qualité du sommeil. En revanche, elles ne remplacent pas le bilan et l’accompagnement nécessaires lorsqu’un TDA/H est suspecté ou diagnostiqué.
L’hypnose peut-elle aider à apprendre des gestes ou des techniques sportives ?
Apprendre ne consiste pas uniquement à mémoriser des connaissances. Le cerveau doit également intégrer des gestes, des enchaînements et des automatismes : apprendre une technique manuelle, jouer d’un instrument, réaliser un geste professionnel ou acquérir un mouvement sportif. L’hypnose peut accompagner ces apprentissages en favorisant la concentration, la représentation mentale du geste et la confiance dans sa réalisation. La pratique reste bien sûr indispensable pour développer et automatiser l’habileté.
L’hypnose peut-elle aider à mieux gérer un examen ou une compétition ?
Oui. Elle peut être utilisée en préparation mentale pour travailler sur le stress, la confiance en soi, la concentration et la capacité à mobiliser ses ressources au moment voulu. Elle peut également aider à se préparer mentalement à une situation particulière, en répétant par exemple certaines étapes ou certains gestes par la visualisation. L’objectif est de pouvoir aborder l’épreuve avec davantage de calme et de disponibilité, sans se laisser déborder par la pression.
